Un vent de changement

6 novembre 2021 - 20h

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Un vent de changement sera la première prestation de l’Ensemble à vents de Sherbrooke depuis le début des mesures sanitaires. Pour l’occasion, nous avons concocté un beau concert avec un répertoire diversifié, tout aussi percutant, et qui saura FAIRE PLAISIR au grand public. Pour l’occasion, pas moins de sept compositeurs aujourd’hui reconnus et célébrés pour leurs œuvres pour orchestre à vents seront au programme. Fidèle à sa mission, l'Ensemble à vents de Sherbrooke offre au public de la région l'occasion de découvrir et d'apprécier à juste titre le vaste répertoire d'œuvres de notre temps pour grand orchestre à vents.

Théâtre Centennial de l'Université Bishop's

2600, rue College, Sherbrooke J1M 1Z7

Billetterie*

Admission générale
Adulte : 20$
Étudiants / Âge d’or (60+): 15$
Enfants de 5 ans et – : Gratuit

Informations

819-822-9692

Achat en ligne : lepointdevente.com

*Des frais de billetterie peuvent s'appliquer

Au programme

6 novembre 2021 - 20h

Mouvement frénétique
Jonathan Dagenais

D’après les notes de l’auteur.  Mouvement frénétique » se veut une courte envolée rythmique, dynamique et frénétique. Composée tout spécialement pour les célébrations du 30e anniversaire de l’Harmonie Frenette (d’où le jeu de mots!) de l’École secondaire Émilien-Frenette de Saint-Jérôme, l’œuvre est basée sur un motif simple de quatre notes qui seront répétées, variées et développées tout au long du mouvement. Ayant entrepris l’étude de la musique moi-même au sein de l’Harmonie Frenette en 1991 sous l’enseignement de M. Michel Saint-Amant, cette pièce porte un vibrant hommage à un programme de musique et un enseignant qui me sont chers et qui ont été les éléments déclencheurs non seulement de ma vie professionnelle actuelle en tant que chef d’orchestre/compositeur/pédagogue, mais également de valeurs artistiques et humaines qui me sont chères.

Composée dans une esthétique musicale « minimaliste », j’ai tenté d’y intégrer plusieurs éléments musicaux qui ont été présents tout au long de mon parcours musical. Puisque la majorité de ma formation musicale instrumentale fut en percussions classiques, la pièce est fondamentalement basée sur les contrastes rythmiques et le « groove »! On peut également y entendre clairement un grand mélange de couleurs provenant de plusieurs de mes influences de composition : Igor Stravinsky, Leonard Bernstein, Dmitri Chostakovitch, John Adams, Nobuo Uematsu et le groupe britannique Genesis. La pièce se déroule presque totalement dans la gamme lydienne, un mode musical qui m’a toujours grandement fasciné.

À la suite d’une brève introduction exposant le motif de quatre notes, la pièce fait un petit clin d’œil au style musical plus “américain” pour harmonie des années 90 (James Swearingen, Ed Hickey, etc.) Elle bifurque ensuite vers une section centrale comportant des harmonies plus chargées avec plusieurs extensions dissonantes et une plus grande complexité d’enchaînements. La pièce se conclut par une section finale mettant de nouveau à l’avant-plan le motif musical principal de façon grandiose en tentant de communiquer toute la beauté et la passion que constitue le fait de découvrir, d’apprendre et d’interpréter la musique au sein d’un grand ensemble musical.

Les Murmures du vent
Maxime Aulio

            « N’écoutez les conseils de personne, sinon du vent qui passe et nous raconte l’histoire du monde. » ― Claude Debussy

Depuis la nuit des temps, le vent a toujours occupé une place importante dans les civilisations. Dieu vénéré ou égérie des poètes, force motrice ou messager aérien, il emprunte toutes les formes, selon les peuples ou les époques.  Les chemins du vent sont ceux qui ne sont pas tracés d’avance; ils nous racontent mille histoires venues d’ailleurs.  Les murmures du vent sont les entiers diaphanes de l’âme, les couleurs de l’éphémère, la poésie des sons. Avec Claude Debussy, la musique écoutait les voix de la nature et l’imagination retrouvait auprès d’elle ses droits primitifs. Chaque instrument semblait fait d’impressions et de suggestions. La partition cessait d’être développement pour devenir enveloppement. 

C’est cette sensibilité toute française, que Debussy a contribué à façonner, que nous retrouvons dans Les Murmures du vent de Maxime Aulio. Des climats en suspens, des traits vaporeux, des couleurs lumineuses. Le vent caresse la toile, suggère, évoque seulement, mais avec une éblouissante précision. Le vent est une parole nomade qui voyage dans notre intérieur très longtemps.

Choreography
Robert Sheldon

Choreography a été commandée par l’Association des harmonies scolaires du Texas pour son rassemblement de 2008. Composée sous forme d’ouverture, l’œuvre tire son inspiration de mouvements de danse que l’on retrouve dans la danse contemporaine, le ballet et les productions théâtrales. L’œuvre débute par des gestes saccadés à rythme accéléré accompagnés de ponctuations rythmiques rapides avant de céder la place à une section lyrique contrastante avec ses longues lignes fluides et de nombreuses occasions de jeu expressif. Les rythmes contagieux et le mémorable contenu mélodique se combinent pour faire de cette œuvre une excellente ouverture de concert.

Second Suite for Band
Alfred Reed

La Second Suite for Band a été commandée par le Sterling High School Wind Ensemble de l’Illinois, dont le directeur était G. Jack Schuler, en mémoire d'Ina R. Schuler. La première représentation a eu lieu le 29 mars 1979, avec le groupe Sterling, sous la direction du compositeur.

La Second Suite for Band se compose de quatre mouvements, chacun basé sur une forme caractéristique de chant, de marche ou de danse généralement associée à un pays d'Amérique latine ou à un groupe de pays. Le premier mouvement, Son Montuno, est basé sur un rythme étroitement associé au calypso, et semble tirer son origine de Cuba ou des pays caribéens voisins. Son rythme de base à deux temps est joué avec légèreté, et ses mélodies sont également légères, vives et délicates.

Le deuxième mouvement, Tango, n'est pas basé sur la version argentine dramatique et chargée qui nous est devenue si familière, mais sur l'interprétation brésilienne moins fréquemment entendue, qui est plus lente, plus douce et plus rêveuse, plutôt que directe et dramatique. Bien que les deux interprétations soient basées sur des rythmes à quatre temps, les rythmes de la version brésilienne sont joués presque de manière glissante plutôt qu'à la manière emphatique de l'argentine.

Le troisième mouvement, Guaracha, est un joyeux chant à boire argentin, en fait un petit scherzo, qui rebondit sur sa voie insouciante pour contraster avec le Tango précédent et le Paso Doble suivant.

Le quatrième mouvement, Paso Doble, est construit sur des rythmes associés soit à une danse, soit à une marche, et est d'origine mexicaine (bien que le terme se retrouve également en Espagne, d'où il a été vraisemblablement importé au Mexique). Malgré son nom, qui, traduit littéralement, signifie « deux pas », on trouve des pasos dobles écrits à la fois en double et en triple temps, que ce soit pour danser ou marcher. La version actuelle combine ces deux motifs de base en quintuple mètre (5/4) dans une brillante marche vers les arènes un jour de festival, se terminant par l'une de ces longues lignes mélodiques espagnoles typiques en triple temps qui suggèrent à la fois une danse et une marche.

Balkanya (Trois Danses des Balkans)
Jan Van der Roost

C’est à la demande l’École de musique de Gaillon – Aubevoye que Jan Van der Roost a composé cette suite en trois mouvements pour célébrer le 20e anniversaire de la création de cette École de musique.

Ces trois danses des Balkans sont des compositions originales de Jan Van der Roost. Il ne s’agit donc pas d’arrangements de danses ou de thèmes existants. Des changements de tempo et d’ambiance caractérisent cette suite enlevée et très personnelle dans son approche de la musique traditionnelle des Balkans. Bois, cuivres et percussions sont mis tour à tour en valeur, ce qui rend la suite particulièrement attrayante et agréable à jouer pour tout l’orchestre.

Celestial Legend
David Shaffer

Celestial Legend utilise du matériel thématique basé sur les œuvres Follow the Drinking Gourd et The Church's One Foundation. La pièce cherche à célébrer le comté de Green, dans l'Ohio, pour son rôle dans l’Underground Railroad Movement,  lorsque les esclaves en fuite avaient appris à suivre l'Étoile du Nord. Une ouverture délicate se transforme en une frénésie d'activité des bois sur de puissantes fanfares de cuivres. Après une brève section lyrique, la pièce reprend son feu, éclatant de joie alors qu'elle se catapulte vers sa fin héroïque!

Overture to a New Age
Jan de Haan

L’Overture to a New Age a été écrite en 1995 à l’occasion du 100e anniversaire de la Ligue chrétienne des sociétés de musique de la province hollandaise de Frise. L’œuvre est introduite par un air de fête, suivi d’une partie rapide et rythmique dans la mesure 4/4, qui résonne néanmoins en grande partie comme une mesure 8/8 en trois parties.  La cadence de la clarinette solo introduit une partie contrastante marquée d’un caractère soutenu. Un long crescendo forme le passage à la répétition du début rapide et rythmique. Cette ouverture se termine par la Procession to a New Age : dans cette « procession vers un nouvel âge », apparait un thème tout neuf qui se conjugue au matériel thématique basé sur l’introduction de l’œuvre.  En opposition au thème de la procession, se manifeste en même temps de nouveau le thème principal de la partie rapide. Une coda éclatante forme un final digne de cette ouverture.